En 2017, profitant de la campagne gouvernementale sur la prévention des chutes de hauteur, la Carsat, soutenue par l’OPPBTP, a alors adressé un courrier aux élus de Rennes Métropole – qui regroupe vingt-sept communes. Leur demande : une requalification des garde-corps, jusqu’alors définis comme des « éléments de construction », lors de la refonte à venir du PLU. La requête a été prise en compte par le service urbanisme de la collectivité locale, qui l’a traduite en deux points dans le nouveau PLU appliqué à partir décembre 2019 : au même titre que les accessoires architecturaux, les éléments techniques en saillie de façade ou sommet ne sont ainsi plus soumis aux règles de hauteur des bâtiments, et les garde-corps et acrotères, en tant que dispositifs de protection et de sécurité, sont désormais considérés comme des éléments techniques. « Ces quelques lignes, en levant un frein important à la mise en œuvre de dispositifs fixes, représentent un gain de temps et de sécurité immédiat et à long terme : la mise en place de garde-corps temporaires, soumise au bon vouloir des entreprises, n’a plus lieu d’être et ce pour toute la durée de vie des bâtiments », se félicite Loïc Baudry. « À notre connaissance, une telle disposition dans un PLU est rare, voire unique, et nous souhaiterions la voir reprise ailleurs. »